Archive de la catégorie «Union Européenne»

Le krach actuel représente l’accident intégral par excellence

novembre 11, 2008
Depuis trente ans, le philosophe Paul Virilio analyse les catastrophes comme la conséquence inéluctable du progrès technique. Il voit dans la crise financière l’exemple le plus abouti de sa thèse, dans lequel les victimes ne sont plus des morts mais des milliers de gens qui perdent leur logement.
En 2002, sous le titre «Ce qui arrive»,vous avez présenté à la Fondation Cartier, à Paris, une exposition* sur l’accident dans l’histoire contemporaine: Tchernobyl, 11septembre, tsunami… Une formule d’Hannah Arendt guidait votre démonstration: «Le progrès et la catastrophe sont l’avers et le revers d’une même médaille.» Avec le krach boursier, y sommes-nous?
Paul Virilio: Bien sûr. En 1979, au moment de l’accident de la centrale nucléaire de Three Mile Island, aux Etats-Unis, j’ai évoqué un «accident originel» – de ceux que nous fabriquons nous-mêmes. Je disais que nos prouesses techniques sont grosses de promesses catastrophiques. Auparavant, les accidents étaient locaux. Avec Tchernobyl, nous sommes passés à des accidents globaux, aux conséquences inscrites dans la durée. Le krach actuel représente l’accident intégral par excellence. Ses effets se diffusent loin, et il intègre la représentation des autres accidents.

Cela fait trente ans que l’on fait l’impasse sur le phénomène d’accélération de l’Histoire, et que cette accélération est la source de la multiplication d’accidents majeurs. «L’accumulation met fin à l’impression de hasard», disait Freud à propos de la mort. Son mot clé, ici, c’est hasard. Ces accidents ne sont pas des hasards. On se contente pour l’instant d’étudier le krach boursier sous l’angle économique ou politique, avec ses conséquences sociales. Mais on ne peut comprendre ce qui se passe si on ne met pas en place une économie politique de la vitesse, générée par le progrès des techniques, et si on ne la lie pas au caractère accidentel de l’Histoire.

Donnons un seul exemple: on dit que le temps, c’est de l’argent. J’ajoute que la vitesse – la bourse le prouve – c’est le pouvoir. Nous sommes passés d’une accélération de l’Histoire à une accélération du réel. C’est cela, le progrès. Le progrès est un sacrifice consenti.

- On n’étudie pas assez les accidents?

- L’historiographie dominante se limite à analyser les faits sur une longue durée. Je prône au contraire une Histoire accidentelle, faite uniquement de ruptures. L’historien François Hartog parle de «présentisme» dominant. Il faut aller plus loin. Nous vivons dans «l’instantanéisme».

Pour comprendre les accidents, il faut les étudier, mais aussi les exposer. L’accident est une invention, une œuvre créative. Qui, mieux que les artistes, peut faire sentir la dimension tragique du progrès? D’où l’exposition Ce qui arrive – j’y abordais le krach boursier – qui préfigurait un musée ou un observatoire des accidents majeurs que j’appelle de mes vœux. Non pour faire peur, mais pour faire face.

*Urbaniste et philosophe, Paul Virilio organise une nouvelle exposition avec le photographe et cinéaste Raymond Depardon, «Terre Natale, Ailleurs commence ici – Conversations», qui traite de l’enracinement et du déracinement. Fondation Cartier pour l’art contemporain, 261, bd Raspail, à Paris, tél. 00331/42 18 56 50. Ma 11-22h, me-di 11-20h, du 21 novembre 2008 au 15 mars 2009. Internet: http://fondation.cartier.com

GérardCourtois et Michel Guerrin 11/11/2008 | Mise à jour : 11:25 |
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n.réf.:20230

GérardCourtois et Michel Guerrin, Le Monde
Mardi 11 novembre 2008

Crise du “subprime” : Sarkozy

décembre 20, 2007

“Assurer les moyens d’une meilleure connaissance”“Il me semble en effet essentiel que nous veillions à la transparence du fonctionnement des marchés et à la capacité pour ces derniers de financer de façon efficace et stable l’économie mondiale”, ajoute Nicolas Sarkozy.
Le président français suggère que les institutions financières internationales veillent d’abord à la transparence des marchés. Dans sa lettre, il évoque en particulier les opérations de titrisation, qui ont contribué à la contagion aux marchés mondiaux de la crise des crédits immobiliers à risque (subprimes) aux Etats-Unis.
“Chacun constate que les porteurs finaux de ces risques sont très mal identifiés aujourd’hui et que cette méconnaissance est, en elle-même, un facteur d’instabilité: elle peut jeter le doute, souvent à tort, sur la situation financière d’acteurs économiques sans lien direct avec le risque initial. Il me semble donc utile d’assurer les moyens d’une meilleure connaissance par les acteurs de marché et par les superviseurs des risques auxquels ils sont réellement exposés”, explique le chef de l’Etat.

NOUVELOBS.COM | 17.08.2007 | 10:54
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n. réf 20204

Bruxelles veut plus de concurrence sur les prêts

décembre 20, 2007

Les acteurs du crédit sont invités à se responsabiliser et à faire jouer la concurrence transfrontalière.

Bruxelles s’attaque cette fois au secteur du prêt immobilier et entend les rendre plus accessibles d’un pays à l’autre. Actuellement, la proportion de prêts transfrontaliers est faible : 1%, souligne la Commission européenne dans un «livre blanc». Pour l’institution, la libéralisation du secteur permettrait aux consommateurs d’économiser environ 470 euros pour un prêt de 100 000 euros. Et surtout de doper la croissance. En effet, les encours des crédits immobiliers représentent pas moins de 47% du produit intérieur brut (PIB) européen. Depuis mai dernier, un accord a été conclu entre les Etats membres pour aboutir à des règles d’harmonisation. Bruxelles a cependant estimé «prématuré» mardi de légiférer sur ce point. La Commission revient surtout sur la crise du «subprime» laquelle a, cet été, précipité les Bourses mondiales dans le rouge, afin de «renforcer la responsabilisation des prêteurs, en tirant les leçons de la crise des crédits hypothécaires survenue aux Etats-Unis».
Meilleure éducation financière.
Pour se faire, Bruxelles pourrait obliger les établissements à mieux évaluer la solvabilité des emprunteurs. Une circulation efficace des données sur le crédit et une meilleure «éducation financière» des consommateurs ont également été évoquées. Pour fournir aux consommateurs l’information la plus précise possible, Bruxelles fournira une «fiche européenne d’information standardisée». Autre piste envisagée : l’unification du calcul du taux annuel effectif global (TAEG). Cela permettrait une comparaison efficace des crédits des différents pays.

Guirec Gombert
19/12/2007 | Mise à jour : 11:25 |
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n.réf.:20201

Les Anglais et le marché immobilier français

novembre 12, 2007

Les Notaires de France ont organisé en début de semaine une conférence de presse à Londres, afin d’expliquer aux médias anglais comment acheter un bien immobilier en France et leur présenter le rôle que joue le notaire, profession méconnue en Angleterre, dans une transaction immobilière réalisée de ce côté-ci de la Manche.

L’occasion de faire le point sur la véritable passion des Britanniques pour l’immobilier français.

L’une des premières conclusions de l’étude concerne le peu d’intérêt des Anglais pour les grandes agglomérations. Et principalement Paris, où moins de un appartement ancien sur cent vendus l’année dernière a été acheté par un Anglais (0.8%). La situation est comparable en Ile-de-France, où le taux se hisse péniblement jusqu’à 0.3%, toujours pour les appartements anciens ; il s’établit à 0.2% pour les achats d’appartements neufs et de maisons. L’étude montre au contraire la préférence des britanniques pour les zones rurales, à faibles densités de population et plutôt situées dans le Sud du pays. « C’est presque un cliché » note Luc Bestard, notaire à Auch et responsable de l’étude : « sans grande surprise, on constate que le Sud, et principalement les départements du Sud Ouest, reste le lieu d’accession préféré des britanniques ». Ainsi, 17.7% des maisons mises en vente en Dordogne en 2006 ont trouvé un acquéreur venu d’Outre-Manche. Le Lot et le Gers suivent de près avec des pourcentage de 13.5 et 12.9% respectivement. Le Centre est également très recherché (avec une part de 25.33% des transactions dans la Creuse), tandis que les départements les plus méridionaux restent à la traîne (1.86% pour le Gard).

Autre caractéristique, les Anglais achètent moins d’appartements que de maisons, sauf dans les stations de sports d’hiver : 6.56% des appartements vendus en 2006 en Savoie ont été achetés par des Anglais, 5.16% en Haute-Savoie et 2.50% dans les Pyrénées.

Luc Bestard met également l’accent sur le fait que les Britanniques ne conservent pas très longtemps les biens immobiliers qu’ils achètent en France. « La durée de détention de ces biens est finalement assez courte, note-t-il, plus courte que chez les Français ». Ainsi, la durée moyenne de détention est de 6 à 7 ans à Paris, et de 7 ans pour un appartement et 9 ans pour une maison dans le reste du pays. Que se passe-t-il au moment de la revente ? « On ne peut pas vraiment généraliser, mais dans de nombreux cas, un Anglais propriétaire d’un bien immobilier en France choisit de le revendre à un compatriote », explique Luc Bestard. « Généralement pour réaliser dans la foulée une nouvelle acquisition en France ».

La Vie immobilière

Vendredi 09 novembre 2007 à 11:19

Crédit immobilier : la hausse des impayés inquiète la Banque d’Espagne

mai 29, 2007

Selon la Banque d’Espagne, les “ actifs douteux ” ont atteint 15,219 milliards d’euros (+ 9,9 %) et augmentent depuis décembre à un rythme plus accéléré de 12 %. Les risques sur les groupes immobiliers concernent les plus petits établissements.  

L’” atterrissage ” attendu du secteur immobilier, après dix années consécutives de forte expansion (les prix ont doublé et le rythme de construction a atteint en 2006 le chiffre record de 850.000 logements !), risque d’avoir un impact négatif sur les résultats et l’activité des banques et des caisses d’épargne espagnoles. C’est l’avertissement lancé par la Banque d’Espagne : tout en évitant encore de dramatiser la situation, elle a indiqué dans le rapport de stabilité financière publié cette semaine et consacré principalement à l’évolution du secteur financier en 2006, que les “ actifs douteux ” ont atteint 15,219 milliards d’euros (+ 9,9 %) et augmentent depuis décembre à un rythme plus accéléré de 12 %. …

JOSÉ ALVES
25.05.2007

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Les bourses européennes dans le doute avec l’immobilier US

mai 18, 2007

Les chiffres du jour sur l’immobilier américain au mois d’avril sont ressortis :

- à + 2,5 % pour les mises en chantier contre – 2,2 % attendu (+ 0,3 % en mars contre + 0,8 % en 1ère estimation).

- et à - 8,9 % pour les permis de construire, soit l’élément le plus précurseur ou ‘prospectif’ pouvant donner une idée sur les mises en chantier à venir dans un futur proche. Ce pourcentage est le  pire enregistré depuis 17 ans et le niveau atteint en volume le plus bas en 10 ans. La baisse est plus de 3 fois supérieure aux anticipations (- 2,4 %) et fait suite à une hausse le mois précédent de + 1,8 %….

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La réaction des marchés à ces données à été pratiquement inexistante avec un soulagement pour les mises en chantier mais des inquiétudes pour la suite…sur un an les démarrages de chantier baissent de – 16 % et les permis de construire plient de – 28 %.

L’EUROPE COMPTABILISERA 97 MILLIONS DE M² DE CENTRES COMMERCIAUX DANS MOINS DE 24 MOIS

mai 12, 2007

L’année dernière, l’ouverture de 5,8 millions de m² GLA avait fait de 2006 une année record. Le département Commerce de Cushman & Wakefield, conseil international en immobilier d’entreprise, annonce aujourd’hui que 17 millions de m² de centres commerciaux seront développés en Europe avant la fin de l’année 2008. L’Europe comptabilisera alors une surface totale de 97 millions de m² de centres commerciaux. John Strachan, Directeur International des activités Commerces de Cushman & Wakefield soulignequ’ « avec 6,45 nouveaux millions de m² prévus cette année, 2007 s’annonce particulièrement solide. Mais 2008 sera vraiment l’année de tous les records, avec l’ouverture de plus de 10 millions de m² de centres commerciaux. En Europe, ce sont surtout l’Espagne, la Pologne et la Turquie qui dynamisent le marché »….

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