Archive de la catégorie «Architecture»

CH/Il faut harmoniser et libéraliser le droit de la construction (CSQI)

août 7, 2007

Berne (AWP/ats) – Assouplir les règles des zones à bâtir, favoriser l’accès à la propriété et harmoniser les procédures de construction au niveau national. La Commission suisse pour les questions immobilières (CSQI) pose ses exigences dans une brochure présentée lundi à Berne.

La CSQI s’est exprimée dans le cadre de la révision de la loi sur l’aménagement du territoire, mise en chantier par l’Office fédéral du développement territorial. Son papier regroupe analyses et propositions des 20 principales fédérations de la construction et de l’immobilier. Il entend permettre un concept national en la matière.

«Ni Heidiland ni Singapour»: pays «hautement technicisé» et au territoire limité, la Suisse nécessite une politique libérale de la construction, a dit Pierre Triponez, président de l’organisation et directeur de l’Union suisse des arts et métiers. Et ce, tout en garantissant le développement durable, précise le conseiller national (PRD/BE).

Dans ce but, la CSQI demande une déréglementation des normes qui régissent l’intérieur des zones à bâtir. Cela passe par des «inconvénients», admet le directeur de la commission Charles Buser. Et de citer la proximité entre les bâtiments, la vue restreinte et des concessions à faire sur la physionomie des lieux. Car il faudra construire des bâtiments plus proches les uns des autres.

Autre façon proposée pour bâtir davantage sur un terrain limité: construire en hauteur, suggère Olivier Feller, secrétaire général de l’Union suisse des professionnels de l’immobilier, un organisme romand. «Des projets de tours ont été lancés à Genève», se réjouit-il tout en fustigeant les barrières idéologiques qui empêchent une pratique plus libérale en Suisse romande.

Pour la CSQI, les abus du droit de recours et les recours infondés doivent en outre être évités par une augmentation du risque des coûts. Les procédures de construction doivent être simplifiées, réduites à l’essentiel et leurs délais raccourcis.

Une harmonisation du droit de la construction est de toute urgence nécessaire, constate en outre la commission. «Plus aucune raison ne justifie la diversité de ces prescriptions coûteuses.» Les règles édictées sont cantonales, alors que les entreprises travaillent au-delà des frontières régionales, invoque la CSQI.

L’accès facilité à la propriété constitue un autre cheval de bataille de l’organisation. Elle n’est pas forcément contradictoire avec le territoire exigu de la Suisse, affirme-t-elle. La construction d’une villa reste un but pour bon nombre de familles mais la propriété par étage représente également une piste intéressante.

Pour favoriser l’accès à la propriété, la CSQI propose des mesures d’encouragement fiscal dont l’abrogation de la «pratique Dumont». Celle-ci interdit à un nouveau propriétaire de faire déduire des impôts les travaux d’entretien effectués durant les cinq premières années d’habitation, souligne M. Feller.

La CSQI soutient en outre l’initiative populaire pour l’introduction du principe d’épargne-logement, lancée par la Chambre économique de Bâle-Campagne. Son objectif: défiscaliser l’épargne destinée à l’achat d’un logement et celle vouée à l’amélioration de l’efficacité énergétique d’habitations.

ats/rp

(AWP/11 juin 2007 14h25)

Motorola dépose un brevet LCD – panneau solaire

mai 8, 2007

Pour raisons écologiques, mais aussi marketing, de nombreux constructeurs de produits de haute technologie misent sur l’énergie solaire. Les montres solaires existent depuis un grand nombre d’années maintenant. Quant aux téléphones portables, certaines technologies commencent enfin à être développées, voire commercialisées, plus ou moins discrètement. Afin de passer la vitesse supérieure, Motorola, leader de son marché derrière Nokia, a déposé le mois dernier un brevet (N° 7,206,044) en ce sens.

Sans rentrer dans les détails, ce brevet a pour concept d’utiliser l’écran LCD comme un capteur solaire, le rechargeant ainsi immédiatement, puis prodiguant une autonomie d’une durée non négligeable.

Reste à répondre aux questions suivantes. Quand cette technologie sera-t-elle exploitable ? Pour quelle gamme de téléphone portable ? D’autres produits (baladeurs, PDA, etc.) pourront-ils eux aussi user de cette technologie ? Les ordinateurs portables seront-ils un jour concernés ?

Rédigée par Nil Sanyas le lundi 07 mai 2007 à 14h45

IBM estime que l’architecture client-serveur est dépassée

mai 5, 2007

Le constructeur informatique entend ainsi pousser la technologie SaaS, accessible depuis des terminaux hétérogènes.

« L’architecture client-serveur est en fin de course », a déclaré le PDG d’IBM, Samuel Palmisano, s’adressant à ses partenaires à l’occasion du PartnerWorld qui se déroule à Saint-Louis.
Selon lui, les entreprises ont intérêt à migrer vers un modèle informatique plus efficace, dans lequel les applications centralisées sont accessibles depuis un large éventail de terminaux. Big Blue souhaite ainsi proposer une alternative au modèle actuel « dans lequel les travailleurs accèdent à des applications sur leur PC tandis que les serveurs sont réduits à un rôle de gestionnaire de trafic », a-t-il confirmé. « Il faut une nouvelle architecture pour les data centers », a d’ailleurs insisté le dirigeant qui estime « qu’un taux d’utilisation de ces serveurs de 20 % est inacceptable ». Selon lui, les applications centralisées restent indispensables, à condition qu’elle prennent en compte le fait « que des millions de personnes utilisent aujourd’hui des milliards de terminaux pour accéder à leurs données, qu’il s’agisse de téléphones mobiles, d’ordinateurs portables et autres plateformes émergentes ».
Il s’agit pour IBM de booster la stratégie SaaS (Software as a service), qui consiste à mettre à la disposition du client des applications accessibles à travers le Web.
La vente de la division PC au Chinois Lenovo en 2005, qui marque en quelque sorte le début de cette nouvelle stratégie est considérée par Samuel Palmisano « comme un des paris les plus audacieux sur l’avenir » réalisés par IBM. L’acquisition en novembre dernier de Palisades Technology Partners, qui s’appuie sur les standards SOA et les technologies Open Source, pour développer des services financiers en ligne, s’inscrit lui aussi dans cette reconversion. « Nous avons acheté 50 ou 60 sociétés et nous achèteront encore 50 ou 60 autres », a d’ailleurs prévenu le dirigeant. Le constructeur souhaite ainsi se démarquer de Microsoft pour qui le PC conservera pendant les prochaines années un rôle sur le marché de l’informatique professionnelle.

Le Monde informatique

Edition du 02/05/2007 – par Dirk Basyn

Lancement d’un prix d’architecture durable

mai 5, 2007

La Cité de l’architecture et du patrimoine et l’EPAMSA initient un prix international d’architecture durable.

Le projet initié par la Cité de l’architecture & du patrimoine et l’EPAMSA (Établissement public d’aménagement du Mantois Seine-aval) vise à créer un prix international qui récompense un-e architecte engagé-e dans la recherche d’une architecture contemporaine : intégrée à une société éthiquement et socialement consciente, innovante dans le domaine des énergies, del’écologie, des matériaux et des technologies, progressiste par sa recherche de nouveaux standards d’habitat et d’équipement.

Il s’inscrit dans l’effervescence des mouvements d’architecture durable qui, à travers le monde, ré-explorent la matière, renouent avec l’invention constructive et spatiale,
mettent en question les habitus du XXe siècle, reparlent aussi de progrès… À mille lieux de tout « déclinisme », leurs architectes se passionnent pour l’avenir de sociétés qui,
tenues d’inventer une nouvelle gestion des ressources terrestres – matière, énergie, espace – peuvent compter pour le faire sur des ressources humaines stimulées par la
nouvelle économie du savoir : technologies, intelligences, cultures.

Ce Prix sera décerné chaque année en septembre par un jury international. Le lauréat recevra la commande d’une maison qui sera construite sur le territoire de l’Opération
d’Intérêt National (OIN) lancée par l’État en Seine-aval. L’ensemble des maisons construites dans chacune des 51 communes associées à ce grand projet constitueront
en 2058 une Collection manifeste, un musée à ciel ouvert de l’habitat de la première moitié du XXIe siècle.

Le prix 2007 sera remis villa Savoye à Poissy. Cette icône de la civilisation industrielle se trouve en effet au centre du projet de renouvellement de Seine-aval ; placée de fait au cœur de la future Collection, elle sera le témoin du meilleur XXe siècle, une présence stimulante pour les lauréats invités ici à concevoir une architecture qui sache pareillement civiliser un XXIe siècle porteur de profonds changements.

Ce projet unique au monde dans sa durée – 51 ans – son ambition, sa générosité, son ancrage très concret dans le local et son ouverture à la communauté globale du savoir,
veut contribuer au débat international en faveur de l’architecture durable, comme levier culturel d’un nouveau développement.

Le projet est placé sous le Haut Patronage du Président de la République.

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