Immobilier : les prix dans le neuf baisseront au moins jusqu’en 2010

novembre 24, 2008 par pirkre

Chute des ventes de logements neufs, allongement des délais, la baisse des prix immobiliers visible depuis le deuxième trimestre va s’amplifier, à en croire Mathilde Lemoine, directeur des études économiques chez HSBC.
« La remontée du taux de chômage que nous anticipons et le resserrement des conditions de crédit vont peser sur la capacité d’achat des ménages déjà très faible », explique-t-elle dans sa dernière étude consacrée au marché immobilier français.
HSBC s’attend en effet à une montée progressive du chômage, qui atteindra 8,2% au quatrième trimestre 2009 et à une baisse de la durée des prêts immobiliers. Pas de quoi soutenir la demande donc. Or dans le même temps les stocks augmentent. « L’ensemble des stocks de logements neufs invendus représentait 15 mois de vente au deuxième trimestre 2008. Cette durée est la plus élevée depuis le deuxième trimestre 1993″, explique Mathilde Lemoine dans son étude.
Dans ce contexte, l’économiste table sur un recul des prix de 5 % pour les logements neufs en 2009 et de 7,5% l’année suivante. Une baisse historique selon Mathilde Lemoine. Dans son étude, elle rappelle, en effet, que durant les précédentes crises immobilières « la plus forte baisse annuelle a été observée en 1994 et était de 2,4% ».
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© Capital.fr 24/11/2008 | Mise à jour : 11:25 |
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n.réf.:20234

Périscope

novembre 11, 2008 par pirkre

Sheila Bair, numéro un au top 50 des femmes d’affaires
• Elle dirige une agence de l’administration américaine, la Federal Deposit Insurance, la seule agence d’ailleurs qui sortira de la crise du crédit avec une réputation renforcée, elle est proche de Warren Buffett et surtout élève du républicain américain Bob Dole. Sheila Bair est numéro 1 au Top 50 des femmes d’affaires du Wall Street Journal, devant Indra Nooyi, présidente et CEO de Pepsico. En avril dernier, elle a été choquée lors d’une conférence sur l’immobilier par les petits propriétaires qui s’attroupaient pour participer à une séance d’information. Convaincuse que ces gens qui allaient tout perdre avec leur maison n’étaient pas «les profiteurs du système», elle a renversé des montagnes pour que l’administration Bush s’implique davantage pour réduire les saisies immobilières. Elle a aussi orchestré le rachat de la banque californienne IndyMacBank, l’une des plus grandes faillites de l’histoire bancaire. Certains la voient occuper de hautes fonctions au sein de l’équipe Obama.

Mieux vaut en faire trop que pas assez

• L’ampleur historique de la baisse des taux britanniques (1,5%) est encore inférieure aux espoirs de Martin Wolf (2%), mais l’éditorialiste du Financial Times félicite les autorités. Mieux vaut en faire trop que pas assez. Ce geste permet de poursuivre la guérison du système bancaire. Bien sûr la livre sterling risque de poursuivre son déclin, mais la politique accommodante doit être comprise non pas comme un encouragement de l’inflation, mais comme une opposition à la déflation. Un stimulus fiscal est probable, ajoute-t-il. Et la politique monétaire va rester accommodante. Le Royaume Uni peut même tester la barre des 0%.

Le chômage augmente, mais les salaires également

• Fréquemment trop optimiste, Gene Epstein, éditorialiste du Barron’s, évalue l’impact de la baisse des coûts de l’énergie sur la consommation en novembre aux Etats-Unis. Les ventes automobiles, publiées le 2 décembre, feront l’événement. Le mois d’octobre a été si dramatique qu’une reprise devrait survenir. Sinon, les dividendes de la chute du pétrole n’auront pas été suffisants pour attirer les consommateurs. Et les perspectives de croissance du PIB pour le début de l’année devront à nouveau être réduites. Après un quatrième trimestre négatif, la contraction deviendrait inévitable au premier trimestre 2009. Les ventes américaines au détail, présentées ce vendredi pour le mois d’octobre, devraient être déprimantes. Mais ici aussi il faudra éviter les conclusions hâtives et analyser plutôt les ventes de novembre, publiées le 12 décembre. Dans l’ensemble, la consommation est pénalisée par la hausse du chômage, mais les salaires sont au moins à la hausse. L’augmentation de 0,2% des salaires horaires signifie que le total des salaires s’est accru plus fortement que ce chiffre.

Le baron de Münchhausen et les baisses de taux d’intérêt

• Le retour de la confiance coûtera cher, explique Jean-Pierre Robin, dans le Figaro. La défiance actuelle se lit dans la valeur boursière de Renault, inférieure à la seule valeur des autos que le constructeur a en stock. Cette défiance se traduit par une hausse du taux d’épargne (15,8% du revenu disponible en France). L’argent des banques centrales ne parvient pas à s’incarner en investissements. Les gouvernements se trouvent dans la situation du baron de Münchhausen qui prétendait sortir des marécages en tirant sur ses propres cheveux.

Emmanuel Garessus 11/11/2008 | Mise à jour : 11:25 |
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n.réf.:20230

Le krach actuel représente l’accident intégral par excellence

novembre 11, 2008 par pirkre
Depuis trente ans, le philosophe Paul Virilio analyse les catastrophes comme la conséquence inéluctable du progrès technique. Il voit dans la crise financière l’exemple le plus abouti de sa thèse, dans lequel les victimes ne sont plus des morts mais des milliers de gens qui perdent leur logement.
En 2002, sous le titre «Ce qui arrive»,vous avez présenté à la Fondation Cartier, à Paris, une exposition* sur l’accident dans l’histoire contemporaine: Tchernobyl, 11septembre, tsunami… Une formule d’Hannah Arendt guidait votre démonstration: «Le progrès et la catastrophe sont l’avers et le revers d’une même médaille.» Avec le krach boursier, y sommes-nous?
Paul Virilio: Bien sûr. En 1979, au moment de l’accident de la centrale nucléaire de Three Mile Island, aux Etats-Unis, j’ai évoqué un «accident originel» – de ceux que nous fabriquons nous-mêmes. Je disais que nos prouesses techniques sont grosses de promesses catastrophiques. Auparavant, les accidents étaient locaux. Avec Tchernobyl, nous sommes passés à des accidents globaux, aux conséquences inscrites dans la durée. Le krach actuel représente l’accident intégral par excellence. Ses effets se diffusent loin, et il intègre la représentation des autres accidents.

Cela fait trente ans que l’on fait l’impasse sur le phénomène d’accélération de l’Histoire, et que cette accélération est la source de la multiplication d’accidents majeurs. «L’accumulation met fin à l’impression de hasard», disait Freud à propos de la mort. Son mot clé, ici, c’est hasard. Ces accidents ne sont pas des hasards. On se contente pour l’instant d’étudier le krach boursier sous l’angle économique ou politique, avec ses conséquences sociales. Mais on ne peut comprendre ce qui se passe si on ne met pas en place une économie politique de la vitesse, générée par le progrès des techniques, et si on ne la lie pas au caractère accidentel de l’Histoire.

Donnons un seul exemple: on dit que le temps, c’est de l’argent. J’ajoute que la vitesse – la bourse le prouve – c’est le pouvoir. Nous sommes passés d’une accélération de l’Histoire à une accélération du réel. C’est cela, le progrès. Le progrès est un sacrifice consenti.

- On n’étudie pas assez les accidents?

- L’historiographie dominante se limite à analyser les faits sur une longue durée. Je prône au contraire une Histoire accidentelle, faite uniquement de ruptures. L’historien François Hartog parle de «présentisme» dominant. Il faut aller plus loin. Nous vivons dans «l’instantanéisme».

Pour comprendre les accidents, il faut les étudier, mais aussi les exposer. L’accident est une invention, une œuvre créative. Qui, mieux que les artistes, peut faire sentir la dimension tragique du progrès? D’où l’exposition Ce qui arrive – j’y abordais le krach boursier – qui préfigurait un musée ou un observatoire des accidents majeurs que j’appelle de mes vœux. Non pour faire peur, mais pour faire face.

*Urbaniste et philosophe, Paul Virilio organise une nouvelle exposition avec le photographe et cinéaste Raymond Depardon, «Terre Natale, Ailleurs commence ici – Conversations», qui traite de l’enracinement et du déracinement. Fondation Cartier pour l’art contemporain, 261, bd Raspail, à Paris, tél. 00331/42 18 56 50. Ma 11-22h, me-di 11-20h, du 21 novembre 2008 au 15 mars 2009. Internet: http://fondation.cartier.com

GérardCourtois et Michel Guerrin 11/11/2008 | Mise à jour : 11:25 |
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n.réf.:20230

GérardCourtois et Michel Guerrin, Le Monde
Mardi 11 novembre 2008

Faut-il abattre le comptable

novembre 11, 2008 par pirkre

Au fond, il suffirait de faire taire les comptables, et tout ce marasme s’évanouirait comme un mauvais rêve. Depuis le début de la crise financière, un débat fait rage, où l’on questionne le marquage au bilan à la valeur de marché. La question est bonne, puisque de marché il n’y a plus, du moins pour certaines classes d’actifs.

Mais de quoi parle-t-on au juste?
Un bilan comptable n’est rien d’autre qu’une simulation de mise en liquidation. Il répond principalement à la question «si demain, je devais vendre tout ce que je possède, combien pourrais-je en tirer?» On inscrit donc, dans une colonne, la valeur de tout ce qu’une entreprise possède, et on met cela en regard, dans la colonne d’à côté, avec ses sources de financement, soit des capitaux propres ou ses dettes. La faillite intervient, grosso modo, au moment où l’on réalise que le contenu de la colonne de gauche ne couvre plus les dettes dans la colonne de droite.

Alors que se passe-t-il lorsque le marché sur lequel s’échangent les actifs se met à dysfonctionner violemment, voire à cesser d’exister? Toutes les colonnes de gauche rétrécissent d’un coup. Dans les bilans bancaires, certains postes, notamment ceux qui comprennent des produits financiers complexes, se trouvent brusquement annihilés. Et ces surendettements soudainement exposés pétrifient le marché interbancaire. Les banques entre elles non seulement ne se font plus confiance, mais en plus réclament le remboursement partiel de ce qu’elles se sont prêté.

Et alors que les pertes, jusqu’alors, n’étaient «que» comptables, elles se réalisent au moment où la banque se voit contrainte de vendre, dans l’urgence et à n’importe quel prix, des actifs pour faire face à ces demandes de remboursements partiels, ou «appels de marge». Ainsi chutent les marchés.

A première vue, et selon les partisans d’une réforme comptable, il suffirait donc de renoncer à inscrire au bilan les actifs à leur valeur du moment, pour que toute la spirale baissière s’enraye enfin. Avec des inscriptions à la valeur d’achat, à la valeur historique, ou à une valeur calculée selon des formules mathématiques connues d’elles seules, les banques pourraient présenter des comptes stabilisés, momentanément tenus à l’abri de la houle des marchés.

On relèvera, et c’est piquant, que parmi les premiers à réclamer une réforme comptable, on trouve nombre de fervents prosélytes du marché, dont Stephen Schwarzman, directeur du fonds de private equity Blackstone. En temps de formation de la bulle, la comptabilisation à la valeur de marché a permis à l’ensemble de l’industrie financière d’obtenir des financements démesurés pour mener à bien des opérations spéculatives. Lorsque la bulle éclate et que le marché pointe à zéro la valeur des actifs, on comprend qu’il serait bien commode pour tous de faire la sourde oreille.

S’opposent à cette réforme toute une frange de comptables intégristes, qui estiment qu’à défaut de mieux, autant s’en tenir au prix consensuel déterminé par un très grand nombre de vendeurs et d’acheteurs, cette méthode d’évaluation étant, selon eux, le gage de la plus grande transparence possible.

En résumé, ce débat oppose ceux qui estiment que le marché a toujours raison, à ceux qui, au contraire, estiment que le marché a toujours raison… sauf en temps de crise.

Mais n’y a-t-il pas mieux à penser? O n retient qu’en période de forte volatilité des marchés, tous les bilans, et pas seulement ceux des banques, perdent toute lisibilité. D’un jour à l’autre, les comptes d’une entreprise, puisqu’ils sont amarrés aux bourses, peuvent dire tout et son contraire. En est-il autrement le reste du temps? Quelle valeur peut-on attribuer à la publication trimestrielle des comptes d’entreprises? Quelle rationalité peut-on prêter aux marchés, qui sont devenus la mesure de toute chose?

On découvre ces jours, pour certains avec stupéfaction, que les fluctuations des bourses d’actions et d’obligations, mais aussi de changes et de matières premières, sont principalement le fait de gigantesques fonds d’investissements qui allouent leurs ressources à court terme. Alors que la panique aveugle tous les acteurs du système, des montants colossaux sont retirés d’un marché pour se repositionner dans un autre, presque du jour au lendemain, sans qu’aucun de ces mouvements ne fasse écho à de véritables fondamentaux.

En période de «stabilité économique», c’est-à-dire de hausse des bourses, ce sont les mêmes montants titanesques qui sont investis, certes plus posément et sur la base de tendance anticipée à long terme, mais toujours dans la recherche d’un rendement à brève échéance, et avec le potentiel d’un désengagement immédiat.

S’agissant des comptes d’entreprises, leur publication trimestrielle découle directement du besoin des investisseurs de pouvoir prendre des décisions à court terme. On comprend alors que l’économie dite «réelle» se trouve doublement prisonnière de la temporalité des marchés. D’une part, parce que ces derniers déterminent en partie la valeur des actifs, et, d’autre part parce que les entreprises cotées en bourse sont soumises à la publication de comptes trimestriels.

A l’heure où la comptabilité de l’ensemble du secteur financier – le seul dont le pouls bat réellement à la vitesse des marchés – est rendue illisible par les mouvements erratiques de capitaux en mal d’orientation, que faut-il penser de la comptabilité trimestrielle dans d’autres secteurs économiques? Certaines industries vivent au rythme de contrats sur 5 à 10 ans. Une exégèse trimestrielle de leurs comptes revient donc seulement à mesurer leur dépendance aux aléas rapides des marchés boursiers.

L’aveuglement général provoqué par la crise interroge donc très largement la comptabilité en tant qu’interface entre l’économie dite réelle et les marchés financiers. Elle n’est pas une courroie de contamination de l’une vers l’autre, mais le manifeste d’une interdépendance. C’est la nature de cette dépendance qu’il faut remettre en question, et non pas sa forme. Il n’est pas nécessaire ni même tolérable de faire danser toute l’économie au rythme frénétique des mouvements spéculatifs. Mais surtout, il est inadmissible que la publication trimestrielle des comptes et l’analyse réductrice qu’en font les marchés soient la seule mesure de la santé économique du monde. La presse financière, qui trop souvent charie sans broncher ces chiffres insignifiants, devrait être la première à apprendre à faire contretemps.

Rinny 11/11/2008 | Mise à jour : 11:25 |
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n.réf.:20231

Quel surnom va mériter le 44ème Président des Etats Unis?

novembre 11, 2008 par pirkre

Matthew Stevenson, écrivain, membre de l’Overseas American Academy, à Genève, montre avec humour que les présidents américains n’ont de loin pas toujours tenu leurs promesses de candidats, avec un florilège d’exemples et de surnoms historiques.

Mardi 11 novembre 2008

Si l’on s’en tient à la logique actuelle, y compris celle, irrationnelle, des marchés, l’élection présidentielle de 2008 est une réplique de celle de 1932. Selon le Bureau des analogies historiques, le récent effondrement des marchés est une répétition de la Grande Dépression. Par conséquent, l’élection du sénateur Barack Obama à la présidence est analogue à la victoire de Franklin Roosevelt en 1932 et à l’émergence d’un New Deal.

Les évocations historiques simplifient la vie des éditorialistes pour qui l’Histoire ne cesse de se répéter en métaphores aisément compréhensibles. Et si la panique des marchés de 2008 était davantage une récurrence de la récession de 1837 que le président Andrew Jackson avait léguée à son successeur, Martin Van Buren?

Surnommé «Martin Van Ruin», le président a essayé tous les stimulants financiers actuellement recommandés à Washington. Mais la crise a persisté pendant quatre ans. Lors de l’élection suivante, Van Buren a perdu contre William Henry Harrison, malgré son sobriquet de «Old Granny» (dû à son âge, 67 ans, cinq ans de moins que John McCain aujourd’hui).

L’équipe de transition d’Obama va jouer sur le parallélisme avec Roosevelt et le New Deal, car elle va entrer en fonctions en jouissant de la majorité au Sénat et à la Chambre des représentants avec, peut-être, le mandat de promulguer des lois régulant une économie de marché devenue folle.

Malheureusement, même en cas de victoire écrasante, les scrutins en faveur des présidents américains ne sont jamais accompagnés d’instructions claires. Les vainqueurs peuvent interpréter les votes comme bon leur semble. De plus, les candidats ont la fâcheuse habitude de se présenter pour le poste en gentil Dr Jekyll pour devenir le président Hyde une fois élus.

Quelques exemples

- En 1916, le président Woodrow WilsonCoiner of Weasel Words», auteur de paroles ambiguës, était l’un de ses malheureux et néanmoins révélateurs surnoms) fut réélu pour avoir tenu les Etats-Unis à l’écart de la Première Guerre mondiale. Il passa les quatre années suivantes à faire cette même guerre et à négocier sa paix.

- En 1964, Lyndon JohnsonLandslide Lyndon», autrement dit Lyndon victoire écrasante) promit aux Américains de créer une «Grande Société», un mélange de programmes sociaux. Mais sa présidence fut consacrée à la guerre du Vietnam, un aspect de la grandeur qu’il avait promis d’éviter pendant sa campagne.

- En 1800, Thomas JeffersonRed Fox», renard rouge) se présenta aux élections en défenseur d’un gouvernement fédéral peu envahissant, mais il utilisa ensuite unilatéralement le pouvoir des deniers de Washington pour acheter la Louisiane et doubler ainsi la superficie des Etats-Unis.

- En 2000, le candidat George W. BushIncurious George», George l’ignorant) dénonça ce qu’il appelait le «nation building», l’idée d’imposer des solutions américaines à des pays ennemis dans le monde. Mais depuis 2003, le président Bush a dépensé un milliard de dollars environ tous les quatre jours pour imposer les vues américaines dans des pays comme l’Irak, l’Afghanistan, le Pakistan et la Syrie.

Non seulement les campagnes présidentielles sont de mauvais indicateurs de la future action du candidat une fois élu, mais l’appartenance politique n’offre guère davantage d’orientation sur le sujet. Théoriquement démocrate, le président Bill ClintonSlick Willie», Willie l’Esquive) a poursuivi la politique économique de Ronald Reagan (le «Grand Communicateur»); il a réduit les impôts, s’est montré dur avec les syndicats et a laissé au pays un excédent budgétaire.

Dans le même registre, le président démocrate John Kennedyle roi de Camelot») entonnait lui aussi des refrains républicains. Il a diminué les impôts, mené une politique étrangère agressive, fermé les yeux sur les droits civils et augmenté les dépenses militaires. Son rival républicain Richard NixonTricky Dick», Dick le tricheur) s’est montré bien plus libéral que Kennedy pendant sa présidence. Nixon a coupé le lien entre le dollar et l’or, a développé toutes sortes de programmes fédéraux, a négocié avec des ennemis comme la Russie et la Chine, et a laissé au pays la stagflation démocrate: pas de croissance et des prix élevés.

Même si la campagne de McCain a essayé de faire passer Barack Obama pour un féru des impôts et de la dépense, un ami des terroristes et un radical fumeur de joints des années 1960, je crois qu’il sera un président républicain plus prévisible que Benjamin Harrisonl’Iceberg humain») ou Calvin CoolidgeCal le silencieux»).

Nous avons appris pendant les débats que l’idée qu’Obama se fait d’un conseiller économique ressemble au financier Warren Buffettl’Oracle d’Omaha»), l’homme le plus riche d’Amérique. Il est difficile d’imaginer un démocrate doctrinaire comme le président Harry TrumanHaberdasher Harry», Harry le tailleur) recevant des conseils économiques d’un milliardaire.

En matière de politique étrangère, Obama me rappelle surtout le président républicain William McKinleyl’idole de l’Ohio») qui allait à l’étranger en quête de monstres coloniaux. Nombreux sont ceux qui sont conscients qu’Obama – qui a des racines au Kansas – a une sensibilité du Midwest. Le fait qu’il ait choisi le sénateur Joe Biden, un partisan de l’intimidation, comme vice-président indique un goût semblable à celui de McKinley pour la diplomatie de la canonnière, celle de la baie de Manille, du Kosovo ou de l’Afghanistan.

La plupart des meilleurs présidents des Etats-Unis ont été des accidents de l’histoire, la leur ou celle de leur pays. Abraham Lincolnl’honnête Abe») n’a été élu que parce que le candidat d’un troisième parti, John C. Breckinridge, avait éparpillé les voix de l’opposition. Le vice-président Teddy RooseveltRough Rider», rude cavalier) est arrivé au pouvoir quand McKinley a été assassiné. Et Thomas Jefferson ne fut élu qu’après un vote départagé par la Chambre des représentants.

Même le très méconnu Rutherford B. HayesHis Fraudulency») n’est devenu président qu’après avoir perdu le vote populaire et truqué le résultat du Collège électoral. Mais il a sorti le pays de la panique de 1873, ce qui n’était pas un mince exploit, et a mené à bien la Reconstruction en retirant les troupes fédérales des Etats sudistes. Lorsque son mandat s’est achevé en 1881, un de ses détracteurs déclara: «Il s’est si bien débrouillé que parfois je souhaite presque qu’il ait été élu.»

Nous ne savons pas quel destin (ou surnom) attend Barack Obama. Il y a de bonnes chances pour qu’il ne soit jamais connu, comme le président John Adams, comme «Sa Rotondité». Espérons qu’il réussisse mieux que les présidents Andrew Johnsonle tailleur du Tennessee») ou John TylerHis accidency»). Mais une fois son sobriquet connu («Barack l’audacieux»; «le Professeur de droit» ou peut-être «Short Change Obama», qui ne rend pas toute la monnaie), il renfermera le verdict de l’histoire.

Pilar Salgado
11/11/2008 | Mise à jour : 11:25 |
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n.réf.:20230

Crise du « subprime » : Sarkozy

décembre 20, 2007 par pirkre

« Assurer les moyens d’une meilleure connaissance »« Il me semble en effet essentiel que nous veillions à la transparence du fonctionnement des marchés et à la capacité pour ces derniers de financer de façon efficace et stable l’économie mondiale », ajoute Nicolas Sarkozy.
Le président français suggère que les institutions financières internationales veillent d’abord à la transparence des marchés. Dans sa lettre, il évoque en particulier les opérations de titrisation, qui ont contribué à la contagion aux marchés mondiaux de la crise des crédits immobiliers à risque (subprimes) aux Etats-Unis.
« Chacun constate que les porteurs finaux de ces risques sont très mal identifiés aujourd’hui et que cette méconnaissance est, en elle-même, un facteur d’instabilité: elle peut jeter le doute, souvent à tort, sur la situation financière d’acteurs économiques sans lien direct avec le risque initial. Il me semble donc utile d’assurer les moyens d’une meilleure connaissance par les acteurs de marché et par les superviseurs des risques auxquels ils sont réellement exposés », explique le chef de l’Etat.

NOUVELOBS.COM | 17.08.2007 | 10:54
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n. réf 20204

Bruxelles veut plus de concurrence sur les prêts

décembre 20, 2007 par pirkre

Les acteurs du crédit sont invités à se responsabiliser et à faire jouer la concurrence transfrontalière.

Bruxelles s’attaque cette fois au secteur du prêt immobilier et entend les rendre plus accessibles d’un pays à l’autre. Actuellement, la proportion de prêts transfrontaliers est faible : 1%, souligne la Commission européenne dans un «livre blanc». Pour l’institution, la libéralisation du secteur permettrait aux consommateurs d’économiser environ 470 euros pour un prêt de 100 000 euros. Et surtout de doper la croissance. En effet, les encours des crédits immobiliers représentent pas moins de 47% du produit intérieur brut (PIB) européen. Depuis mai dernier, un accord a été conclu entre les Etats membres pour aboutir à des règles d’harmonisation. Bruxelles a cependant estimé «prématuré» mardi de légiférer sur ce point. La Commission revient surtout sur la crise du «subprime» laquelle a, cet été, précipité les Bourses mondiales dans le rouge, afin de «renforcer la responsabilisation des prêteurs, en tirant les leçons de la crise des crédits hypothécaires survenue aux Etats-Unis».
Meilleure éducation financière.
Pour se faire, Bruxelles pourrait obliger les établissements à mieux évaluer la solvabilité des emprunteurs. Une circulation efficace des données sur le crédit et une meilleure «éducation financière» des consommateurs ont également été évoquées. Pour fournir aux consommateurs l’information la plus précise possible, Bruxelles fournira une «fiche européenne d’information standardisée». Autre piste envisagée : l’unification du calcul du taux annuel effectif global (TAEG). Cela permettrait une comparaison efficace des crédits des différents pays.

Guirec Gombert
19/12/2007 | Mise à jour : 11:25 |
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n.réf.:20201

BOURSE/USA: plate-forme commune créée avec UBS et CS pour placements privés

novembre 13, 2007 par pirkre

New York (AWP/AFX) – Le Nasdaq et douze grandes banques vont mettre en place une plate-forme commune pour les placements privés auprès d’importants investisseurs, qui sera gérée par la Bourse électronique américaine, a annoncé lundi le Nasdaq dans un communiqué.
Les placements privés, répondant à la règle 144A, permettent à des entreprises de lever des fonds auprès d’investisseurs privés sans passer par les longues procédures et les enquêtes poussées préalables à une entrée en Bourse.

Ces placements de titres ne peuvent être faits qu’auprès de banques, institutions ou fonds définis comme des investisseurs qualifiés («Qualified institutional buyers») par la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme boursier américain.

Le Nasdaq et douze banques ont décidé «de créer l’alliance ‘Portal’, un système standard pour le marché des titres placés selon la règle 144A», en mettant en commun les systèmes qu’ils avaient chacun développé de leur côté.

Le système spécifique du Nasdaq avait commencé à fonctionner mi-août.

Les banques membres de cette alliance sont Bank of America, Bear Stearns, Citigroup, Credit Suisse, Deutsche Bank, Goldman Sachs, JPMorgan, Lehman Brothers, Merrill Lynch, Morgan Stanley, UBS et Wachovia.

Cette plate-forme commune va «créer un système standard avec des procédures uniformes tant pour les émetteurs que pour les investisseurs, apportant une plus grande efficacité et une plus grande transparente sur le marché des titres 144A», met en avant le Nasdaq dans son communiqué.

«Cette collaboration est encore sujette à un accord définitif et aux autorisations réglementaires nécessaires», précise toutefois l’opérateur boursier.

Selon les données rapportées par la presse américaine, les sommes levées sur le marché des placements «144A» ont dépassé en 2006 celles levées par des introductions sur les marchés boursiers américains, Nasdaq et New York Stock Exchange réunis.

Romandie News
afx/ds

(AWP/12 novembre 2007 20h00)

Le Yangzi à l’agonie perd sa déesse

novembre 13, 2007 par pirkre

FAUNE. Le dauphin blanc qui peuplait le plus grand fleuve chinois s’est éteint en raison de l’activité humaine. Une étude suisse révèle toutefois que le Yangzi n’est pas encore un système mort comme on pouvait le craindre.  
     
 Frédéric Koller
Lundi 20 août 2007  
  
 C’était l’automne dernier. Une équipe scientifique internationale a sondé durant six semaines les eaux du Yangzi sur 1850 kilomètres, du fameux barrage des Trois-Gorges à Shanghai. Son but: débusquer le dernier dauphin blanc, le «baiji», l’une des quatre espèces de dauphin d’eau douce au monde dont le dernier spécimen avait été aperçu deux ans plus tôt par un pêcheur. Fin 2006, le verdict est tombé: aucun dauphin n’avait été aperçu dans les eaux du troisième plus grand fleuve du monde.

L’information a provoqué un choc dans la population chinoise. Avec le panda, le baiji est l’animal le plus vénéré du pays du fait de sa rareté. Les pêcheurs du Yangzi le considèrent comme une déesse protectrice. La revue britannique Biology Letters a publié la semaine dernière l’étude de l’équipe de recherche qui signe ainsi l’acte de décès du Lipotes vexillifer, une espèce vieille de 20 millions d’années. Cette disparition est le signe le plus fort de ces dernières années sur l’état alarmant de la dégradation de l’environnement en Chine. August Pfluger, créateur suisse de la Fondation baiji et mécène qui a financé cette expédition scientifique, explique ce que signifie l’événement.

Le Temps: Y a-t-il encore une chance de retrouver un dauphin blanc?

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n.réf.:20201

Le subprime et ses conséquences sur les recettes fiscales

novembre 13, 2007 par pirkre

LA REVUE DE PRESSE DU WEEK-END

Le directeur de Ciba ne devrait pas toucher un bonus entier
De son côté, UBS pourrait plafonner les primes accordées aux banquiers à 750.000 dollars cette année.

AGNÈS PEDRERO

Le subprime et ses conséquences continuent d’occuper une grande partie des thèmes abordés cette semaine par la presse dominicale. Selon la NZZ am Sonntag, les moindres bénéfices et les pertes enregistrés ce trimestre par les banques suisses auront un impact non négligeable sur les recettes fiscales du pays, qui en 2005 avaient reçu environ 17 milliards de francs en provenance de ce secteur.